dimanche 24 décembre 2006
Un lien très fort avec l'ancien responsable de Priméditions...
Irène Debrun a aimé Paul. Passionnément ! A la déraison. Peut-être aussi parce qu'elle était enfin face à un homme comme elle n'en n'avait jamais rencontré auparavant. Un seul homme jusqu'ici lui avait donné du plaisir et elle avait trouvé ça révoltant se jurant que l'on ne l'y reprendrait pas. Son arrivée à Bressoire au sein de l'Agence Médicale du tout puissant Docteur Scali aurait pourtant pu faire d'elle la femme épanouie qu'elle refusait d'être... Seulement...
Toutes les petitesses vécues alors la laissaient de marbre et elle n'avait plus envie d'échapper, ni aux regards circulaires des hommes, ni à leurs nombreuses réflexions chargées de sous-entendus. La trouvaitent-ils à leur goût ? Certainement et c'est pourquoi Irène s'évertuait à les provoquer, parfois outrageusement, en attisant leur désir avec un détachement de circonstance, pensant que cette attitude les désarçonnerait. Et, effectivement, celle-ci les désarçonnait. Complètement. Même si, de temps à autre, elle donnait l'impression à certains d'entre eux, plus déterminés que tous les autres, d'être réceptive à leurs envies et de pouvoir, un jour, figurer en bonne place parmi leurs petits coups de canif d'un soir. Mais toutes ces petites banderilles la laissaient cependant de marbre, car elle avait fini par s'habituer au fait que la plupart des mâles qu'elle supportait, au travail comme au dehors, n'auraient jamais, comme la grande majorité des hommes, qu'une bite à la place du cerveau. (Extrait chapitre 7)
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